Lui, c'est Olivier. Je l'ai toujours considéré comme mon cousin, mais ça ne l'est pas. En fait, si le chum à ma mère était mon père, il l'aurait été puisque c'est son neveu. Donc, je l'ai connu quand ma mère a connu Jean (beau-père) à l'âge de 7 ans. Eh oui, mes parents se sont séparés quand j'étais tout jeune. Malgré ça, il y avait beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients! Prenons par exemple les cadeaux, j'en ai 2x plus! Et j'ai aussi eu la chance de connaître ce gars, Olivier.
C'est un gars que j'apprécie énormément. Je suis son fan #1! Il est très intelligent, drôle et sympatique. C'est aussi un amateur de jeux vidéo et j'aime bien le regarder jouer. Il parle français bien sûr, mais il est aussi excellent en anglais. Il sais aussi parler espagnol. À l'école, il est au PEI (Programme d'Éducation Internationale) ce qui fait qu'il trilingue. C'est un programme fait pour les meilleurs élèves et je suis fier de lui!
Nous avons eu tellement de fun ensemble et les niaiseries qu'on faisait étaient, comme il dirait: DÉBILE! Ce qui faisait qu'on avait autant de fun était qu'il est hyperactif, et avec ce genre de personnes, on ne s'ennuie jamais! Par contre, il était moins le fun quand il fallait qu'il prenne du Ritalin.
Je me rappelle, quand j'habitais à Victoriaville, chez ma mère, on habitait proche de chez lui et j'y allais assez souvent et vice-versa. Sa mère aimait pas trop ça par contre à cause qu'ensemble, on est trop fous! Mais ce dont je me rapellerai toujours est quand arrive l'hiver. Jean avait acheté un terrain avec l'intention de construire une maison (ce qui n'est jamais arrivé finalement) et nous, quand il nous amenait, on s'amusait dans le fossé entouré d'arbres. On trouvait ça excitant de glisser dessus, d'aller le plus loin possible et, surtout, de casser la glace! Le but était de casser le plus de glace possible sans se mouiller et de se montrer les plus gros morceaux de glace comme fierté. C'était assez risqué, mais c'était tellement le fun. Une fois, et ça restera toujours gravé dans ma mémoire, Olivier a donné un méchant gros coup sur la glace et sa jambe complète s'est enfoncée dans l'eau !!! Et vous savez quoi? On a continué à casser la glace! Je l'avais convaincu de continuer. À vrai dire, je ne sais pas si, moi, j'aurais continué. En fait, moi aussi je me suis trempé les bottes souvent dans l'eau, c'était trop drôle!
Une autre fois, on faisait la même chose, mais sur le bord d'une rivière active. Il y avait un monsieur qui nous avait vu et nous disait en capotant que c'était dangereux! On ne trouvait pas nous que c'était si «dangereux» que ça, on avait du fun! XD Finalement, on s'est fait chiâler par nos parent, triste fin. :(
Puis, ce fut à Lemieux qu'on s'est réamusé à casser la glace. Puisqu'on habitait en campagne, en arrière de chez nous, il y avait un immense champs rempli de: vous savez quoi? D'un immense réseau de fossés sous forme d'un labyrinthe.
Quand Olivier était venu passer une semaine chez nous, son frère, Charles, était là aussi. Alors nous sommes partis de la maison avec notre équipement complet d'hiver prêts à affronter les glaces les plus épaises, les cours d'eau les plus dangereux et les vents violants provenant des champs. Nous étions 4 au départ, parce que ma soeur (Rosanne) voulait venir et ma mère voulait pas que je refuse. C'est alors que nous avons entrepris l'expédition artique!
Il fallait tout d'abord se rendre dans le fossé en marchant dans une épaisse couche de neige qui nous affaiblissait déjà. Un coup sur la glace, on pouvait faire ce qu'on voulait. Nous avons essayés de nous rendre le plus loin possible en circulant uniquement sur ces cours d'eau. Il y avait a environ un kilomètre (à vol d'oiseau) une petite rivière et notre but était de l'atteindre. Tout en s'amusant et en s'entraidant, on marchait ici et là en suivant le chemin des fossets. On s'amusait tellement! Je me rappelle, il y avait des places où ça glissait énormément, alors, on y restait un peu plus longtemps.
Et ce qui m'a marqué aussi était les quenouilles qu'on retrouvait un peu partout dans les fossés et quand on les détruisait, vous savez ce qui arrive? Il y a du genre de coton qui s'envole partout! On se frappait et ça se défaisait tout seul, haha. On en mangeait presque tellement il y en avait dans l'air et on en était recouvert! Faut avouer que le vent jouait un rôle dans la dispersion et je m'arrangeait pour que ça se dirige vers eux! XD
En cours de route, deux de mes coéquipiers ont trouvé le trajet trop difficile, ils ne pouvaient plus continuer et sont retournés à la maison. C'était ma soeur et Charles. Il ne restait plus que deux courageux aventuriers pour atteindre notre objectif! Rendu vers la fin, il fallait passer par dessus des branches, des troncs d'arbres et tout plein de débris. Enfin, on s'est finalement rendu à notre destination finale, la rivière! Mais rendu là, il fallait maintenant revenir et on était épuisés! Vous comprendrez que plus de 3 heures de marche, on est mort après ça! Ça, c'est les meilleurs moments de ma vie!
J'ai voulu refaire cette merveilleuse expédition l'année d'après, mais la neige avait recouvert tous les fossés. Nous nous étions quand même essayés de creuser la neige pour voir où est la glace, mais sans succès et nous nous étions vite tannés.
Une autre fois, en été cette fois, nous avons décidé de ramasser le plus de quenouilles possible, attendez de voir ce que nous en avons fait! Nous en avions peut-être une cinquantaine et nous les avons toutes effilochées! On a recouvert au moins 7m de large et 12m de long! XDDD
Aujourd'hui, je vois beaucoup moins Olivier à cause de la relation entre Jean et sa soeur (mère de Olivier). Mais je lui parle assez fréquemment sur MSN, une chance, sinon on aurait probablement dû perdre contact.